Cellule nerveuse réceptrice de la rétine, appelées ainsi en raison de sa forme.
Les cônes sont au nombre de 7 millions environ dans chaque oeil et fonctionnent
en pleine lumière. Ils permettent de voir les couleurs.
Il existe trois variétés de cônes, chacune étant responsable de la vision d'une
gamme de couleurs : rouge-jaune, vert, bleu-violet. Dans les photorécepteurs,
ce sont des substances chimiques, les pigments visuels, qui sont sensibles à la
lumière. Le pigment des bâtonnets est la rhodopsine (ou pourpre rétinien),
substance qui comprend un dérivé de la vitamine A.
Seuls les primates possèdent les 3 variétés de cônes, d'où leur vision
trichromatique ; les autres mammifères ne possèdent au mieux que deux types de
cônes et ne voient ainsi qu'en bleu, jaune et gris [05/2007].
À l'inverse, tous les oiseaux diurnes possèdent 5 types de cônes, de taille
différente : 4 pour identifier les couleurs violet, bleu, rouge et vert, et un
pour capter l'intensité de la lumière [04/2014].
Les bâtonnets et les cônes utilisent une forme de vitamine A pour transformer
la lumière en signaux nerveux. La vitamine se combine à des protéines pour
synthétiser une substance photo-sensible dans les bâtonnets et des substances
sensibles à la couleur dans les cônes. Les personnes présentant une carence en
vitamine A n'ont pas une bonne vision nocturne.
L'achromatopsie (affection des yeux qui diminue ou supprime la perception des
couleurs) est due à une déficience des cônes. Les différents cônes étant
sensibles à différentes couleurs, les personnes atteintes peuvent être en
mesure de percevoir certaines couleurs mais pas d'autres. L'achromatopsie est
héréditaire et touche rarement les femmes.
La rétinite pigmentaire regroupe un ensemble de maladies génétiques où les
cellules photoréceptrices de la rétine (cônes et bâtonnets) se dégradent peu à
peu jusqu'à la cécité totale. Alors que les bâtonnets sont détruits, les cônes
survivent mais ne fonctionnent plus, ayant perdu leurs protéines photosensibles.
Une thérapie génique visant à réactiver ces protéines photosensibles a été
testée avec succès chez la souris : un ADN bactérien codant pour une protéine
photosensible a été intégré dans les cônes via un virus, permettant au noyau
cellulaire du cône de synthétiser la protéine et de redevenir ainsi sensible à
la lumière [10/2010].
L'organisation des 5 types de cellules photosensibles dans l'oeil du poulet
relève d'un nouvel état de la matière, dénommé "hyper-uniforme désordonné" : le
désordre y règne au niveau local, mais présente une grande régularité à grande
échelle [04/2014].
Le Luxturna est un traitement de la rétinite pigmentaire qui consiste à
injecter dans l'oeil du patient le gène du pigment visuel humain sensible à la
lumière verte. Il a déjà redonné la vue à des souris, mais son copût est de
850 000 dollars [05/2019] !
En 2002, l'américain David Berson et son équipe de l'université Brown
(Providence, USA) ont formellement démontré l'existence d'un 3ème type de
cellules photoréceptives : aux côtés des cônes et des bâtonnets, les
"cellules ganglionnaires à mélanopsine" réagisent tout particulièrement à la
lumière bleue (celle du ciel) et jouent un rôle dans l'éveil, l'humeur et la
cognition [09/2022].
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