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Prolifération anormale des cellules d'un tissu ou d'un organe. Le cancer survient lorsqu'un agent cancérogène provoque une mutation dans une ou plusieurs cellules, c'est-à-dire une modification de la composition chimique de la molécule d'ADN qui constitue les chromosomes et qui commande les activités de la cellule. Les gènes ainsi modifiés sont responsables de la croissance et de la réparartion cellulaire : ils peuvent être soit des oncogènes (qui favorisent le cancer), soit des gènes suppresseurs (qui, normalement, inhibent le cancer). Les virus oncogènes agissent différemment en entrant au sein de la molécule d'ADN. La cellule cancéreuse perd son caractère différencié, c'est-à-dire spécialisé, qui permettait de l'identifier au microscope, même au milieu d'autres cellules, et qui lui permettait d'accomplir une fonction : elle n'a plus aucune activité utile pour l'organisme. De plus, elle se met à proliférer, à se multiplier sans fin, car elle ne répond plus aux messages chimiques de l'organisme qui règlent et limitent les divisions des différentes cellules. C'est une formidable série d'intuitions qui amena dans les années 1970 le médecin américain Judas Folkman à découvrir que, plongées dans un bain d'hémoglobine, les cellules cancéreuses de souris ne produisent pas de tumeurs de plus de quelques millimètres. Comprenant qu'elles avaient besoin d'un important apport en sang pour se développer davantage, il cherchera à isoler les facteurs qui régulent la formation des vaisseaux sanguins - phénomène qu'il nommera "angiogenèse" et ne sera reconnu que dans les années 1990, débouchant sur les premiers traitements en... 2004 ! Chaque tumeur cancéreuse est le siège de 100 à plusieurs milliers de mutations génétiques ! Le gène Braf est ainsi muté dans 50 % des mélanomes [11/2013]. Certains virus, dits oncogènes (cancérogènes), transforment directement les cellules qu'ils infectent en cellules cancéreuses. C'est parfois le cas du virus de l'hépatite virale B (cancer du foie) et peut-être du papillomavirus (cancer du col de l'utérus). Le système immunitaire, qui comprend notamment les globules blancs et assure la défense de l'organisme, détruit les cellules étrangères ou anormales. Il peut arriver que, à la suite d'une anomalie de ce système, les cellules cancéreuses ne soient plus reconnues comme anormales ; c'est ce qui se produit au cours de l'infection par le virus du sida. On sait aujourd'hui qu'une cellule cancéreuse ne ressemble pas à une cellule normale : elle porte à sa surface des antigènes, c'est-à-dire des molécules - protéines, lipides ou sucres - différentes de celles d'une cellule saine car modifiée par des enzymes altérées. La réponse immunitaire ne se déclenche pas car au fur et à mesure de leur développement les cellules cancéreuses perdraient ou masqueraient ces antigènes, tandis que d'autres émettraient des médiateurs chimiques altérant le fonctionnement des cellules de défense de l'organisme. Une stratégie de lutte contre les cellules cancéreuses est donc de booster les cellules dendritiques, véritables sentinelles du système immunitaire, afin qu'elles avertissent les lymphocytes T tueurs et les envoient détruires les intruses. On peut pour cela injecter directement dans la tumeur des oligonucléotides enrichis en fragments immunostimulants de cytosine-guanosine (ODN-CPG) : la cellule dendritique capte ses fragments, ce qui a pour effet d'activer sa fonction de reconnaissance et d'alerte. Il est aussi envisageable d'inactiver des cellules cancéreuses par rayonnement, puis de les réinjecter dans l'organisme : incapables de masquer leurs antigènes, elles seront détectés et pourchassées, démasquant ainsi la tumeur cancéreuse au système immunitaire. On peut aussi forcer les cellules cancéreuses à dévoiler in vitro leurs antigènes, puis hybrider ces antigènes avec des cellules inactives ou même des cellules dendritiques avant de les réinjecter dans l'organisme. C'est par exemple le cas avec l'antigène MAGE, présent dans de nombreux cancers dont des mélanomes malins. Dans de nombreux cancers, certains gènes sont inactivés par un méthylation de l'ADN : un radical méthyle (CH3) empêche son expression, ce qui entraîne des réactions en chaîne jusqu'à la cancérisation. La détection de ces méthylations dans l'ADN circulant librement dans le sang pourrait servir de biomarqueur du cancer [05/2005]. Depuis 1996, on sait que le cancer se manifeste aussi par la perte ou l'extension de courtes séquences répétitives d'ADN, appellées microsatellites, dont la détection peut permettre un dépistage [05/2005]. En 1998, la chercheuse française Patricia Paterlini-Bréchot met au point un test de dépistage du cancer basé sur la détection des cellules tumorales dans la circulation sanguine : le test ISET (Isolation by Size of Tumor cells). 20 ans plus tard, ce test n'est toujourd pas un outil clinique de référence... Les chercheurs considèrent aujourd'hui le cancer comme une maladie à forte composante épigénétique, dans laquelle la contribution environnementale est prédominante ; une maladie de l'écologie cellulaire davantage conséquence d'une perturbation du rapport entre les cellules que de la mutation d'un gène. Cette approche est confortée par le fait que de cellules cancéreuses réimplantées dans un tissu sain vont redevenir normales. Des médicaments en phase de test modifient ainsi l'activité de méthylation que l'on sait être perturbée au sein des tumeurs. D'autres traitements (inhibiteurs de HDAC) ciblent les enzymes du code histone : histones actéyl-transférases et histones dé-acétylases (HDAC) ; leur but est d'éviter une dérégulation des "verrous histones" et l'activation de mauvais gènes. Au lieu de modifier l'ADN par thérapie génique, il est en effet bien plus facile et plus sûr de modifier le comportement d'une enzyme [03/2008]. Certaines cellules tumorales peuvent émettre de petites vésicules contenant des protéines capables de déclencher des processus cancéreux chez les cellules saines de leur voisinage immédiat, en s'intégrant à leur membrane. Bien que transitoire, la transformation induite chez les cellules infectées a un impact sur toute la tumeur en provoquant une augmentation rapide du nombre de cellules et en stimulant l'angiogenèse. Cette voie de communication cellulaire entre en opposition avec la vision traditionnelle d'une cellule unique mutée qui se multiplie de façon incontrôlée jusqu'à former une tumeur [06/2008]. Il existe plus d'une centaine de types de cancers, tous différents, chacun possédant sa propre signature et sa propre dynamique. Environ 100 000 mutations auraient été répertoriées depuis 40 sur des génomes cancéreux. La moitié des nouveaux cas de cancers décelés chaque année en France concerne 4 organes : le sein, le poumon, le côlon et la prostate [07/2009]. Le cancer est la première cause de mortalité en France, et le sera dans le monde dès 2010 selon l'OMS. Si la fréquence des cancers augmente, c'est parce que nous vivons de plus en plus vieux : une majjorité des cas se déclare après 50 ans, et l'on suppose que tous les hommes de plus de 80 ans ont un cancer de la prostate [07/2009]. Le lien entre obésité et cancer, s'il est établi, est encore mal expliqué : l'afflux de nourriture pousse les cellules graisseuses à surproduire des hormones et facteurs de croissance qui intensifient la division cellulaire, et les systèmes de réparation, débordés, laisseraient ainsi passer davantage d'erreurs [07/2009]. Un cancer sur 6 aurait pour origine une infection virale ou bactérienne. La moitié des cancers du col de l'utérus et 80 % des cancers de l'estomac ou du foie chez l'Homme, sont induits par des agents infectieux. Les premiers sont provoqués par des papillomavirus (HPV), les deux autres par les virus de l'hépatite B ou C, et par la bactérie Helicobacter pylori [05/2012]. Une étude internationale effectuée dans le cadre du projet Cancer Genome Atlas et portant sur le carcinome épidermoïde, un cancer du poumon, vient d'analysant 178 échantillons tumoraux et y a découvert des mutations totalement insoupçonnées jusque-là, qui concernent des gènes agissant sur des enzymes jouant un rôle clé dans la croissance des cellules tumorales. Il s'agit du résultat d'une nouvelle approche en cancérologie, qui consiste à envisager les tumeurs non plus selon l'organe où elles apparaissent, mais selon les anomalies génétiques qu'elles présentent. La bonne nouvelle est qu'il existe déjà des traitements efficaces contre les effets délétères liés aux deux tiers des mutations identifiées [12/2012]. L'immunoscore est un nouvel indicateur imaginé par l'INSERM pour mieux prédire le pronostic de certains cancers, dont celui du côlon, et la réponse au traitement : le risque de récidive est d'autant plus faible que le taux de lymphocytes T CD8 est plus élevé au niveau de la tumeur [12/2012]. Des chercheurs de l'université de Californie à Berkeley viennent de montrer que, in vitro, les cellules cancéreuses d'un cancer du sein pouvaient cesser leur développement anarchique et s'organiser de nouveau en structures saines et stables, les acini mammaires (de petites glandes en forme de grain de raisin qui sécrètent le lait) lorsqu'elles sont soumises à une compression physique. Leur théorie est que, si les mutations sont indispensables au développement des cancers, le microenvironnement des cellules influe aussi sur leur devenir, les cellules malignes ayant parfois juste besoin d'un stimulus pour retrouver une croissance normale. Par ailleurs, la rupture des liaisons cellulaires dues à à la cadhérine (une glycoprotéine impliquée dans l'adhésion intercellulaire) a entraîné la reprise de la multiplication anarchique de ces cellules tumorales redevenues saines [12/2012]. Le rat-taupe nu (un rongeur africain vivant dans des terriers) possède une extrême résistance au vieillissement, qui lui permet de vivre plus de 30 ans sans jamais développer de cancer [12/2012]. L'Agence Européenne pour l'Environnement (AEE) mentionne un lien probable entre l'utilisation du téléphone portable et le risque de tumeur au cerveau ou aux glandes salivaires ; les enfants et les adolescents, avec un encéphale en pleine maturation, sont les plus exposés à ce risque [01/2013]. Alors que les cellules saines utilisent l'oxygène pour dégrader le glucose (c'est la "respiration cellulaire"), les cellules cancéreuses se passent d'oxygène et produisent moins d'ATP : c'est l'"effet Warburg", considéré comme le moteur de la prolifération cellulaire inhérente au cancer. Le facteur de transcription MYC est à l'origine de cette modification du métabolisme lorsqu'une cellule devient cancéreuse. MYC initie une cascade d'événements : chute de la production d'ATP, activation de l'AMP kinase, transfert de la protéine p53 à la surface des mitochondries, activation de la protéine BAK qui semble augmenter la susceptibilité à l'apoptose - peut-être un point faible exploitable par une approche thérapeuthique [04/2013]. L'huître peut activer et désactiver à volonté l'effet Warburg grâce à la protéine VDAC, afin de répondre aux changements de température [05/2018]. La plus ancienne trace connue de cancer chez le genre humain a été découverte dans un os de néandertalien datant de plus de 120 000 ans [07/2013]. Les scientifiques comprennent de mieux en mieux comment les cellules cancéreuses parviennent à inactiver les lymphocytes T, normalement chargés de les éliminer. Les responsables sont des protéines (PD-1, PD-L1) présentes à la fois à la surface des lymphocytes T et des cellules cancéreuses, et dont l'interaction affaiblit le système immunitaire [11/2013]. In vitro, des cellules cancéreuses affamées (car privées de leur substrat nutritif) réagissent davantage à l'action de la cyclophosphamide : les tumeurs régressent pendant que les cellules saines résistent plus longtemps à ce traitement agressif. En effet, des cellules saines privées de glucose vont gérer la pénurie en utilisant le glucose uniquement pour se protéger (et plus pour se développer), tandis que les cellules cancéreuses, face à la baisse des IGF-1 induite en cascade par la baisse de l'insuline et la baisse du glucose, vont se trouver davantage vulnérables à la chimiothérapie tout en étant privées du moyen de se multiplier indéfiniment. On oberve d'ailleurs chez les cellules saines une diminution de l'expression des gènes associés à la prolifération cellulaire (Eef1g, Akt, Rps6k), ainsi que des capsases-3, des marqueurs de l'oxydation due au stress cellulaire et à l'altération de l'ADN cellulaire. A l'inverse, les cellules cancéreuses ne mettent en place aucun mécanisme de protection et se contentent d'augmenter désespérément leur prolifération afin de compenser le manque de nutriments. Ces résultats sont malheureusement difficiles à transcrire in vivo : le jeûne n'affectent pas de la même manière toutes les lignées cellulaires, et si les cellules tumorales du sein, du poumon, les gliomes, les neuroblastomes et certains mélanomes se montrent sensibles au jeûne, celles des ovaires, de la prostate ou du côlon ne montrent pas de réaction particulière. Par ailleurs, le jeûne thérapeuthique rend les patients plus vulnérables aux effets secondaires des traitements tout en affaiblissant leur système immunitaire, ce qui les expose davantage aux maladies et infections [02/2014]. Les "drivers oncogènes" sont des modifications portant sur de multiples gènes clés : les cellules cancéreuses acquièrent parfois très rapidement un nombre considérable de réarrangements chromosomiques et de pertes de portions d'ADN tout au long du génome. Les drivers oncogènes guident la croissance et l'agressivité du cancer et explique son évolution foudroyante [06/2014]. Tout cancer peut réactiver de manière anormale plusieurs dizaines de gènes habituellement inactifs, exprimés en temps normal dans le placenta ou dans les cellules germinales mâles par exemple. En réactivant ces gènes, les cellules cancéreuses acquièrent de nouvelles propriétés : elles peuvent ainsi proliférer de façon incontrôlée, mais aussi développer une grande capacité à migrer, ce qui les rend particulièrement agressives [06/2014]. Le BBI608, produit par la société américaine Boston Biomedical, est une molécule anticancéreuse récémment découverte, et capable de bloquer le développement des cellules souches d'une dizaine de cancers différents tout en épargnant celles, saines, qui régénèrent le sang. Testé chez la souris, elle a bloqué l'apparition de métastases dans deux modèles de cancer. Les premiers essais cliniques chez l'homme sont en cours, ils auraient déjà produit des exemples surprenant de régression de la maladie. Elle inaugure la classe des inhibiteurs de cellules souches, une nouvelle classe de médicaments anticancéreux, dont la metformine, un hypoglycémiant courant, semble d'ores et déjà faire partie [03/2015]. L'OMS vient de classer la charcuterie dans les agents cancérogènes pour l'homme (groupe 1), et la viande rouge (porc et veau inclus) dans les agents "probablement cancérogènes" (groupe 2). Toutefois, la viande rouge et transformée n'est responsable "que" de 3 % des cancers dans le monde, contre 21 % pour la cigarette. La charcuterie cause ainsi 34 000 décès par cancer dans le monde, contre près d'un million pour le tabac, 600 000 pour l'alcool et 200 000 pour la pollution atmosphérique. L'OMS recommande de ne pas dépasser 50 g de viande rouge par jour [12/2015]. Un ténia nain (Hymenolepsis nana) se trouvant dans l'intestin d'un homme et atteint d'un cancer l'a transmis à cette personne, qui a développé des tumeurs aux cellules 10 fois plus petites que les cellules tumorales humaines. Ce colombien de 41 ans était infecté par le VIH, l'affaiblissement de son système immunitaire pouvant expliquer ce cas rare de transmission [01/2016]. Le concept de métastase avancé en 1889 par le chirurgien britannique Stephen Paget affirme que l'apparition de tumeurs secondaires loin de celle d'origine est déterminée à l'avance. Une équipe internationale confirme cette théorie : chaque cancer essaime vers des organes bien spécifiques selon son origine ! Soit, par propabilité décroissante de dissémination : - Prostate : os - Sein : os, foie, cerveau, poumon - Poumon : cerveau, os, foie, glande surrénale - Colorectal : foie, poumon - Pancréas : foie, poumon - Estomac : foie, oesophage, poumon L'équipe à démontré le mécanisme à l'oeuvre dans cette stratégie, qui se déroule en 2 phases : tout d'abord la tumeur primaire sécrète des exosomes capables de voyager dans le réseau sanguin. Ces exosomes présentent en surface des intégrines (alpha-6-bêta-4, alpha-V-bêta-5), récepteurs qui vont décider de leur affinité avec un organe cible spécifique. Une fois cet organe atteint, les exosomes utilisent les protéines, lipides, ADN et ARN qu'ils embarquent pour s'implanter et surtout créer des "niches prémétastatiques" constituant un milieu favorable et protecteur pour les cellules tumorales de la phase 2. Par exemple, les métastases osseuses sécrètent des substances qui activent les ostéoblastes, lesquels entraînent la création d'ostéoclastes, dont résultent des facteurs de croissance que les cellules tumorales utilisent pour proliférer... Dans le même temps, des neutrophiles issus de la moelle osseuse s'accumulent dans l'organe ciblé, où elles aideront les cellules tumorales à s'implanter. Une fois le terrain préparé, la phase 2 débute : la tumeur principale stimule l'angiogenèse afin que les cellules tumorales puissent rejoindre facilement la circulation sanguine (où elles se cacheront sous les plaquettes pour échapper aux lymphocytes tueurs) jusqu'à atteindre le site préparé par les exosomes. Ces cellules métastatiques sont le fruit d'un long processus de sélection au sein de la tumeur des cellules ayant produit les mutations les plus aggressives, sélection stimulée par l'environnement difficile de la tumeur (stroma) : manque d'oxygène et réaction inflammatoire. On estime qu'à peine une cellule métastatique sur 5000 parvient à former des métastases détectables, tant leur parcours est semé d'embûches. Une fois le foyer métastatique établi, il arrive qu'il essaime à son tour vers un nouvel organe, tel le cancer du colon qui touche le foie, puis le poumon. Des cellules métatastiques peuvent aussi retourner à la tumeur primaire pour la réensemencer et y former des cellules tumorales encore plus aggressives. Elles peuvent aussi former des cellules dormantes dans l'organe colonisé, en attente d'un signal pour se réveiller et proliférer [06/2016]. La plus ancienne trace d'un cancer remonte à 2 millions d'années, elle a été découverte en Australie sur un fossile d'australopithèque [09/2016]. Une équipe de chercheurs allemands de l'université Johannes-Gutenberg à Mayance est parvenue à faire régresser de façon spéctaculaire les tumeurs du patients atteints de mélanome à un stade avancé. Ils ont pour cela employé une technique d'immunothérapie inédite, consistant à insérer de l'ARN tumoral, porteur de plusieurs gènes codant pour des antigènes spécifiques présents à la surface des cellules cancéreuses, au sein de nanoparticules lipidiques, qui ont été injectées aux patients, de manière à simuler une attaque virale. Les cellules dendritiques ont capté ces nanoparticules, puis ont migré vers la rate et les ganglions lymphatiques (sous l'influence de l'interféron alpha) pour produire les antigènes codés dans l'ARN tumoral et les présenter aux lymphocytes T CD8+ : ceux-ci sont alors activés, et vont s'attaquer aux cellules tumorales porteuses de ces antigènes, réduisant ainsi les tumeurs. L'exploit des chercheurs allemands à consister à trouver le bon dosage entre l'ARN tumoral et les lipides pour que les nanoparticules soient captés par les cellules dendritiques - et la production serait facile et peu coûteuse ! Mieux encore, cette technique permet d'encapsuler n'importe quel ARN tumoral codant pour des antigènes tumoraux, donc laisse envisager la mise au point d'un vaccin universel contre tout type de cancer - mais il faut pour cela identifier pour chacun d'eux la combinaison optimale d'antigènes tumoraux [10/2016]. Issu d'un déréglement génétique, le cancer est censé être non transmissible entre individus ; pourtant, plusieurs cas ont déjà été établis, notamment chez le chien (transmis par voie sexuelle) et le diable de Tasmanie (par morsure). Le dernier cas en date concerne les mollusques bivalves, victimes d'un cancer de l'hémolymphe (l'analogue du sang) entraînant une "néoplasie disséminée" qui touche peu à peu tous les organes des coquillages. 4 espèces sont concernées : mye commune (Mya arenaria), moule bleue du Pacifique (Mytilus trossolus), coque commune (Cerastoderma edule), palourde jaune (Polititapes auerus). L'analyse génétique de cette sorte de leucémie montre qu'une unique cellule cancéreuse, issue d'un seul bivalve, est à l'origine de cette épidémie. Les cellules cancéreuses sont capables de survivre en pleine mer avant de contaminer un nouveau mollusque, entraînant sa mort à terme. Les mollusques ne possèdent pas de CMH (complexe majeur d'histocompatibilité), contrairement aux humains dont le système immunitaire est capable d'identifier les intrus et de les neutraliser - sauf chez ceux prenant des immunosuppresseurs à vie à la suite d'une greffe, ou les immunodéprimés [11/2016]... Le radiologue et cancérologue français Laurent Schwartz, est convaincu que la lutte contre le cancer se perd dans des méandres trop complexes pour trouver une issue favorable. De son point de vue, le cancer a sans doute d'innombrables causes secondaires, mais une seule primaire ! C'est probablement le rendement de la cellule qui s'effondre : son usine énergétique (mitochondrie) se met à dysfonctionner car elle ne parvient plus à digérer le glucose ; elle relâche alors des radicaux libres très réactifs qui produisent une activation anormale des gènes du noyau cellulaire et entraîne une perte des défenses immunitaires. Il y voit très clairement une maladie du vieillissement, les 2/3 des cancers ayant lieu après 70 ans. Il propose de relancer le mitochondries avec des molécules prescrites pour lutter contre le diabète, comme l'acide lipoïque et l'hydrocitrate [11/2016]. Le "cycle de l'immunité du cancer" a été formalisé en 2013 par Ira Melmann et Daniel Chen (Stanford, USA). Ce cycle, qui modèlise les processus biologiques existant entre le système immunitaire et le cancer, comporte 7 étapes : 1) Libération des antigènes tumoraux (protéines étrangères) par la cellule cancéreuse. 2) Présentation antigénique : au sein des ganglions, les lymphocytes T reconnaissent ces antigènes tumoraux. 3) Activation lymphocytaire : ces antigènes activent les lymphocytes T. 4) Migration lymphocytaire : les lymphocytes T quittent le ganglion et migrent vers la tumeur via les vaisseaux sanguins. 5) Infiltration lymphocytaire : les lymphocytes T s'infiltrent dans la tumeur. 6) Fixation à la cellule tumorale par les lymphocytes T infiltrés. 7) Cytolyse tumorale : les lymphocytes T tuent les cellules tumorales. Quand ces 7 étapes sont accomplies correctement, notre système immunitaire parvient à se débarrasser des cellules cancéreuses. Mais ces dernières développent des stratégies pour échapper à ce sort, et il suffit qu'une seule étape de ce cycle soit défaillante pour que la réponse immunitaire s'interrompe. L'immunothérapie vise à rétablir le bon fonctionnement de ce cycle [06/2017]. Les scientifiques du monde entier tendent à admettre que la piste génétique n'est plus la seule à expliquer l'apparition du cancer, le déréglement du métabolisme énergétique de la cellule pouvant aussi en être à l'origine. L'hypothèse de la fermentation du glucose émise en 1831 par le médecin allemand Otto Warburg (prix Nobel de médecine), balayée par la découvert des oncogènes dans les années 1980, est à nouveau étudiée, et modernisée avec les connaissances actuelles, notamment la métabolomique, qui étudie les métabolites produites par les cellules. Une cellule saine puise son énergie dans le glucose, qu'elle digère, transforme en pyruvate puis brûle au sein de la mitochondrie, tout cela en présence d'oxygène. Dans certains cancers, la cellule ne parvient plus à brûler le glucose : privée d'oxygène, elle peut alors fermenter en consommant du lactate plutot que du glucose, puis se diviser. Elle est alors oxydative. Loin d'être en panne, la mitochondrie resterait fonctionnelle dans de nombreux cancers. Les cellules cancéreuses surexpriment UCP2, une protéine mitochondriale qui régule le métabolisme énergétique cellulaire : en modifiant leur métabolisme, elles deviennent tumorigènes. Une reprogrammation métabolique pour donc en théorie ralentie le cancer. L'inhibition de la glycolyse n'a cependant pas prouvé son efficacité sur les patients, ce qui n'empêche pas de nombreux médicaments anticancéreux de cibler le métabolisme : anti-mTor, éverolimus, temsirolimus... [04/2017] L'huître peut activer et désactiver à volonté l'effet Warburg grâce à la protéine VDAC, afin de répondre aux changements de température [05/2018]. Le quizartinib est un médicament qui met au repos les cellules souches de la moelle osseuse, à l'origine des cellules du sang et du système immunitaire, qui se retrouvent ainsi à l'abri de l'effet délétère des chimiothérapies, et permet à l'organisme de récupérer beaucoup plus rapidement. Testé avec succès chez la souris, le quizartinib semble bien toléré chez l'homme, mais d'autres essais cliniques restent à effectuer [10/2017]. Les TZB (Thiazole Benzensulfonamides) sont une famille de molécules aux propriétés anticancéreuses, spécifiquement efficaces contre les mélanomes. Découvertes fortuitement par les équipes de Stéphane Rocchi (INSERM) et Rachid Benhida (Institut de Chimie de Nice), qui cherchaient un traitement contre le diabète : les TZB augmentent en effet la sensibilité des cellules à l'insuline dans les diabètes de type 2. C'est en essayant de modifier sa structure pour éliminer son activité pro-insuline que les chercheurs ont découvert puis affiné ses propriétés antimélanomes, aboutissant à la mise au point du HA15, forme aboutie qui engendre un "stress du réticulum endoplamisque" dans le mélanome et le pousse à s'autodétruire [11/2017]. Présente dans les cancers colorectaux, la bactérie Fusobacterium nucleatum se retrouve aussi dans les métastases ! L'administration d'un antibiotique permet de réduire son abondance et de ralentir la croissance tumorale [01/2018]. Cancer SEEK est un test sanguin développé par l'université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland, USA) qui permet de dépister 8 types de cancers : ovaire, foie, pancréas, estomac, oesophage, côlon, sein, poumon. Un algorithme d'intelligence artificielle permet de plus de prédire la localisation de la tumeur dans 60 % des cas. Ce test détecte des protéines et des fragments d'ADN tumoral, libérés dans le sang lors de la mort des cellules cancéreuses au sein des tumeurs. 8 protéines et 13 mutations typiques de l'ADN tumoral sont ainsi détectées. Le coût de ce test, encore expérimental, serait de 500 dollars. Pour le valider, un dépistage sur 5 ans de 50 000 femmes âgées de 65 à 75 ans n'ayant jamais eu de cancer a été lancé [03/2018]. De nombreux cancers se manifestent notamment par une hypercalcémie, d'où l'idée de la détecter avec un patch sous-cutané qui noircit en cas d'alerte [06/2018]. Les chercheurs découvrent peu à peu que le déclenchement des cancers est souvent dû à un facteur épigéntique. Une étude britannique montre ainsi comment un simple changement d'étiquette a transformé une cellule saine du sein en cellule cancéreuse : le gène BRAC1, un suppresseur de tumeurs, a été désactivé par cette étiquette... De même, l'enzyme SUV420H2 est un régulateur qui donne aux cellules cancéreuses le pouvoir de former des métastases : il active pour cela un facteur de migration resté silencieux depuis la formation du pancréas et la fin du stade embryonnaire ! Ces modifications épigénétiques peuvent résulter d'un changement environnemental (tabac, alcool, soleil, pollution...), mais aussi d'une altération génétique, comme dans le cas du cancer colorectal. Indépendamment de leur déclenchement, tous les cancers sont au final affectés par une dérégulation épigénétique [06/2018]. Les stratégies de lutte contre le cancer par inhibitaion de l'angiogenèse sont passées de mode : il est plus important d'avoir des vaisseaux réguliers et solides capables de distribuer les médicaments dans toute la tumeur [12/2018]. Des chercheurs américains ont testé avec succès une nouvelle approche pour combattre le cancer : ordonner aux cellules cancéreuses de se suicider par apoptose, en réactivant cette fonction (inhibée chez ces cellules) grâce à des micro-ARN interférants, qui vont se fixer à des ARNs spécifiques et inhiber plusieurs gènes vitaux pour la survie des cellules cancéreuses. Une simple séquence de 6 nucléotides suffit pour cela : ils ont donc testé les 4096 combinaisons possibles pour trouver la plus efficace, en découvrant au passage qu'une de ces combinaisons existait déjà dans notre organisme afin de combattre le cancer, mais en trop faible quantité malheureusement. Le mécanisme impliqué découpe en petits morceaux un gène impliqué dans la croissance cellulaire, ces fragments devenants délétères pour les cellules cancéreuses, en découpant jusqu'à 3 % de leur ARN. Il s'écoulera encore de nombreuses années avant que ces études in vitro débouchent un jour sur un traitement [12/2018]... Certaines tumeurs cancéreuses croissent en recrutant des cellules saines : des cellules tumorigènes spécialisées jettent des ponts entre la tumeur et des cellules, saines ou malades, pour les agréger au tissu cancéreux [04/2019]. Le risque de cancer est directement correlé à la fréquence de renouvellement des 200 types cellulaires différents composant les 30 000 milliards de cellules de notre corps : plus il y a de divisions, plus le risque d'erreur dans la copie du génome augmente [07/2019]. La biologiste française Claire Magnon (INSERM) a découvert en 2013 que les tumeurs cencéreuses avaient la capacité de recruter des neurones directement dans le cerveau afin de tisser leur propre système nerveux ! Ainsi, les neurotransmetteurs secrétés par ces neurones débauchés soutiennent la croissance tumorale et la dissémination des métastases. Elle a par ailleurs montré en 2019 que ce recrutement de neurones s'effectue par l'envoi de signaux au système nerveux central, qui provoque la migration via la circulation sanguine de progéniteurs neuronaux, des cellules immatures programmées pour se différencier en neurones au sein de la tumeur. Elle ouvre ainsi de nouvelles voies de recherche, qui pourraient consister soit à bloquer ces signaux, soit à détruire les progéniteurs neuronaux lors de leur migration [10/2019]. Ces recrutements s'effectuent dans le gyrus denté de l'hippocampe, via des molécules d'appel produites par la tumeur et guidant les neurones jusqu'à elle. Des essais cliniques à base de bêtabloquants sont en cours aux USA chez des patients atteints de cancer de la prostate, pour bloquer cet appel [02/2020]. Une augmentation de 10 % dans la part des aliments ultra-transformés dans le régime alimentaire est associé à une augmentation de 10 à 12 % du risque de développer un cancer, une maladie cardiovasculaire et le diabète [01/2020]. Les immunothérapies anticancéreuses visant à réactiver les cellules immunitaires du patient (que le cancer neutralise en bloquant certains récepteurs) pour qu'elles attaquent les tumeurs s'avèrent très efficaces, mais seulement chez 10 à 20 % des malades. Des chercheurs lyonnais ont montré que des vaccins classiques permet de lever les résistances des tumeurs à cette stratégie, grâce aux virus vivants contenus dans certains d'entre eux, qui ont la capacité de stimuler directement les récepteurs de l'immunité innée. Après avoir testé 14 vaccins à virus vivants, deux destinés à protéger les nourrissons de gastro-entérites sévères (Rotateq et Rotarix) se sont révélés efficaces chez la souris pour jouer ce rôle dans plusieurs type de cancers, notamment les néoblastomes (des tumeurs pédiatriques fréquentes). Mais la surprise est venue du fait que les rotavirus présents dans ces vaccins possèdent une propriété oncolytique : injectés dans la tumeur, ils infectent les cellules cancéreuses et les conduisent à s'auto-détruire ! Certains néoblastomes traités uniquement avec ces vaccins ont ainsi régressé totalement, sans atteintes aux cellules saines. Et associés à l'immunothérapie, aucune de ces tumeurs n'a résisté [01/2020]. Le chercheurs australien Joshua Chou a montré que l'impesanteur désactive jusqu'à 90 % des cellules de 4 types de cancer testés (ovaire, sein, poumon, nez). L'absence de gravité gênerait la cohésion entre les cellules cancéreuses, conduisant à leur autodestruction en moins de 24 h [02/2020]. Les CTC (cellules tumorales circulantes) sont des cellules relâchées dans la circulation sanguine par une tumeur cancéreuse primaire à la suite des exosomes (des cellules métastatiques chargées de préparer des niches métastatiques dans les organes éloignés). Les CTC peuvent se fixer sur les parois des capillaires à la faveur du ralentissement du flux sanguin. De là, elles peuvent se fixer grâce à des protéines d'adhésion à l'intérieur des capillaires et s'y multiplier, les traverser en profitant d'un remodelage de la paroi intravasculaire, infiltrer les cellules ou encore entrer en dormance pendant des mois, voire des années, avant de se réveiler et de former des métastases - lesquelles se développement préférentiellement dans les organes les plus vascularisés (foie, cerveau, poumon) [02/2020]. Il est aujourd'hui possible de détecter les CTC (cellules tumorales circulantes) ou bien l'ADN tumoral dans le sang, laissant espérer un recours moindre aux biopsies. En outre, des essais cliniques sont en cours pour savoir si l'identification des CTC pourrait aider au choix du traitement. Ainsi, dans le cas du cancer du sein, la présence du récepteur HER2 dans les CTC (8 % des cas) suggère de precrire du trastuzumab (un anticorps anti-HER2) associé à l'emtansine (un anticancéreux) [06/2016]. Le test sanguin SET permet de détecter les CTC (cellules tumorales circulantes) mais sans indiquer d'où elles proviennent [03/2020]. Un vaste projet d'analyse de 2600 génomes de 38 types de cancers a permis de produire un atlas quasi complet des mutations génétiques impliquées dans les processus cancéreux (dont des dizaines jusqu'alors inconnues), avec des arbres phylogénétiques de tumeurs décrivant la chronologie de leur évolution. Le nombre de signatures mutationnelles du cancer est aussi passé de 30 à 80, autorisant de nouvelles thérapies ciblant les cellules porteuses de ces mutations [03/2020]. Les cellules cancéreuses circulantes, qui se détachent de la tumeur pour rejoindre la circulation sanguine, se détachent à 80 % durant le sommeil des patientes atteintes d'un cancer du sein, et sont davantage susceptibles de former des métastases dans d'autres organes [09/2022]. La PTD (photothérapie dynamique) est une technique de traitement des cancers de la peau visant à faire absorber par les cellules cancéreuses un produit photosensibilisant qui sera ensuite illuminé par un laser émettant une lumière dans la longueur d'onde préférentiellement absorbée par la molécule utilisée. En présence d'oxygène, cela génère la formation de radicaux libres capables de détruire de manière sélective les cellules cancéreuses, par apoptose, nécrose ou en bloquant l'angiogenèse qui vascularise la tumeur. Utilisée en routine depuis les années 1970, la PTD est en essai clinique pour les interventions chirurgicales, afin de mieux faire apparaître la tumeur à retirer, puis d'éliminer les cellules cancéreuses encore présentes après le retrait [09/2022]. En étudiant la tumeur de patients atteints d'un cancer du poumon, des chercheurs de l'Institut Curie et de Mnemo Therapeutics on découvert qu'il existe une réponse immunitaire contre les peptides générées par le génome silencieux des cellules cancéreuses (la partie de notre ADN ne codant pas pour des gènes, mais parfois capable de coder pour des peptides). Cela montre que le corps humain produit bien une réponse pour lutter contre le cancer, mais que celle-ci est trop faible - reste donc à la renforcer [02/2023]. Des chercheurs israëliens ont expérimenté avec succès sur des souris un ARN messager (ARNm) codant pour une toxine bactérienne (la Pseudomonas Exotoxin), et encapsulé dans des nanoparticules lipidiques revêtues d'anticorps pour cibler spécifiquement certaines cellules cancéreuses : celles-ci intègrent l'ARNm et expriment la toxine PE, ce qui les tue. Injectées directement dans les tumeurs d'animaux atteints de mélanome, ces capsules ont fait disparaître 44 à 60 % des cellules cancéreuses après une seule injection [07/2023]. La polymérase thêta est une enzyme capable de réparer les cassures double-brin de l'ADN lorsque les autres systèmes de réparation plus classiques telle que la recombinaison homologue y ont échoué, particulièrement au moment de la division cellulaire (mitose), alors qu'on pensait jusqu'alors qu'aucune réparation de l'ADN n'était possible durant cette phase. La spécificité de la polymérase thêta est d'être activée par une enzyme qui est présente spécifiquement pendant la division cellulaire. L'action réparatrice de la polymérase thêta est efficace y compris dans les cellules cancéreuses, alors que les défaillances des autres systèmes de réparation de l'ADN sont à l'origine de 50 % des cancers du sein et de l'ovaire [10/2023]. Des chercheurs de l'hôpital pour enfants Nemours d'Orlando (Floride, USA) ont traité des souris porteuses de neuroblastomes humains (un cancer fréquent chez le nourrisson) en leur injectant le virus Zika, connu pour cibler les cellules nerveuses immatures : les tumeurs de neuroblastome ont été éradiquées à plus de 80 %, sans effets secondaires notables ni récidive [01/2024]. La protéine SMYD2, particulièrement abondante dans les cancers du sein, détourne à l'avantage des cellules cancéreuses l'activité d'une autre protéine, BCAR3, connue pour être en partie responsable de l'adhérence et de la capacité migratoire des cellules - et donc des cellules métastatiques dans le cas des cancers. Sur des souris porteuses d'un cancer mammaire au stade primaire, l'inhibition de SMYD2 a permis de stopper totalement l'apparition de métastases [01/2024] ! La graisse viscérale sécrète des molécules qui stimulent la formation de nouveaux vaisseaux sanguins et peuvent ainsi aider les tumeurs à se développer [01/2025]. Le cytomégalovirus vient d'être identifié par l'université de Franche-Comté comme étant la cause du glioblastome, le cancet du cerveau le plus fréquent et le plus agressif, suite aux mutations génétiques qu'il engendre [01/2025]. L'ARNm-4157 est un vaccin qui cible les mutations spécifiques présentes dans les cellules cancéreuses du mélanome ; il nécessite de séquencer génétiquement la tumeur du patient. Un essai clinique est en cours au Royaume-Uni [01/2025]. Des chercheurs français ont mis en évidence le rôle joué par le ribosome dans deux processus liés au cancer : les métastases et la résistance aux thérapies. La composition du ribosome est sujette à des variations d'une cellule à l'autre, et même au sein d'une cellule : certaines de ces variations mènent à la synthèse de protéines permettant la transition épithélio-mésenchymateuse (EMT) des cellules cancéreuses, qui peuvent alors se transformer et migrer. L'identification de la forme particulière de ribosome menant à ce processus laisse envisager la mise au point de nouveaux traitements la ciblant spécifiquement [06/2025].
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