Toute cellule aérobie, végétale ou animale, respire. Alors que la respiration
s'effectue chez les organismes rudimentaires par simple diffusion à travers la
membrane cellulaire et, s'il y a lieu, les tissus de l'oxygène de l'air ou de
l'eau, chez les organismes doués d'une taille et d'une activité métabolique
importantes, les appareils respiratoires sont de trois types: branchies
(poissons, têtards, etc.) ; poumons (poissons dipneustes, amphibiens adultes,
reptiles, oiseaux, mammifères) ; trachées (insectes, myriapodes).
Chez les plantes, le carbone est fixé et l'oxygène est rejeté (photosynthèse).
Chez les animaux munis de poumons, donc chez l'homme, la respiration est
caractérisée par deux temps : l'inspiration, active (où l'air pénètre dans
les voies respiratoires), est produite par une contraction du diaphragme et
des muscles intercostaux qui dilate la cage thoracique et par suite les
poumons ; l'expiration, passive (où l'air est expulsé), est due à
l'élasticité de la cage thoracique et des poumons. Les échanges gazeux se
font au niveau des alvéoles pulmonaires entre l'air inspiré et le sang
veineux ; c'est le phénomène de l'hématose : l'oxygène, qui a diffusé à
travers la paroi des alvéoles, parvient au sang, où la plus grande partie se
combine à l'hémoglobine pour former l'oxyhémoglobine ; le sang oxygéné, rouge
vif, parvenu aux tissus, leur abandonne son oxygène et se charge à nouveau de
gaz carbonique.
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