Médiateur chimique (monoamine) libéré par le système nerveux, dérivé de la
tyrosine et présent en faible quantité dans la médullo-surrénale, où il est le
précurseur de l'adrénaline.
La noradrénaline contrôle l'éveil, l'attention, l'énergie elle a une fonction
vasoconstrictrice, hypertensive et stimule les récepteurs adrénergiques alpha.
Le système noradrénergique est complémentaire et antagoniste du système
sérotoninergique : le premier maintient le cerveau en éveil et amplifie les
événements nouveaux, tandis que le second possède un rôle régulateur en
protégeant l'intrusion d'événements extérieurs. Ensemble, ils régulent
l'humeur, le sommeil et les douleurs physiques.
Le terme "monoaminergique" désigne les systèmes noradrénergique et
sérotoninergique.
On connaît aujourd'hui 5 "systèmes d'éveil" du cerveau basés chacun sur un
neurotransmetteur - la noradrénaline est l'un d'eux [09/2006].
Des études récentes proposent que les mécanismes de dépendance, classiquement
attribués au système dopaminergique, résultent en fait d'un découplage entre
les systèmes noradrénergique et sérotoninergique [06/2006].
Alors que la noradrénaline prend en charge les informations provenant de
l'extérieur, la sérotonine canalise et gère les informations internes telles
que l'humeur. Lorsque l'interaction entre les deux est optimale, la
noradrénaline permet de rester en éveil et attentif à son environnement mais
sans totalement perdre pied grâce à l'action modératrice de la sérotonine.
Le découplage rend le toxicomane hypersensible à l'environnement, ses émotions
étant vécues avec beaucoup d'intensité. Et lorsque la noradrénaline s'épuise
à force d'être sollicitée par les drogues, le moral tombe au plus bas et la
personne dépendante n'éprouve plus aucun intérêt social. La drogue devient
alors le seul moyen de remettre les deux systèmes en phase et de rendre la vie
supportable.
Dans ce modèle, ce n'est plus le fait de libérer de la dopamine qui est
responsable de l'addiction, mais l'addiction qui libère de la dopamine [10/2008].
La noradrénaline joue un rôle important dans la stimulation de l'hippocampe,
une structure indispensable à la mémorisation des événements en fonction des
lieux. Son déficit pourrait expliquer les difficultés d'apprentissage des
sujets atteints de trisomie 21. Une expérience sur la souris vient en effet de
montrer que l'injection de noradrénaline dans le locus coeruleus permettaient
aux mammifères de retrouver leurs capacités d'apprentissage perdues [01/2010].
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