Substance (micro-organisme, cellule d'une espèce différente, substance chimique
ou organique, etc.) qui, introduite dans l'organisme, stimule le système
immunitaire et provoque la formation d'un anticorps.
Les groupes sanguins sont définis grâce aux antigènes présents à la surface des
globules rouges.
Dans le cas des micro-organismes, l'antigène est généralement une substance
(protéine associée à des sucres ou des lipides) faisant partie de sa
constitution (membrane de surface).
Un épitope ou "déterminant antigénique" est une partie de l'antigène reconnue
spécifiquement par un paratope, qui est la partie variable d'un anticorps ou
d'un TCR (récepteur membranaire des lymphocytes T). Cette reconnaissance
épitope/paratope est à la base de la "réponse immunitaire spécifique".
Les antigènes sont détectés par les cellules dendritiques (les sentinelles du
système immunitaire) qui, après avoir digéré la cellule porteuse, les lie à des
molécules spécifiques dites du "complexe d'histocompatibilité" (CMH) avant de
migrer dans les ganglions lymphatiques où cet antigène activera les lymphocytes
T tueurs (programmés pour détruire toute cellule porteuse de l'antigène) et les
lymphocytes B, qui vont fabriquer en grand nombre des anticorps spécifiques de
l'antigène, qui iront ensuite se fixer sur les antigènes rencontrés, favorisant
l'identification des cellules étrangères par les macrophages.
Le résultat de cette interaction moléculaire entre un anticorps et un antigène
est nommé "complexe immun".
L'antigène MAGE est présent dans de nombreux cancers dont des mélanomes malins.
La méthode immuno-enzymatique ELISA (Enzyme-Linked Immunosorbent Assay) est
utilisée en immunologie pour détecter la présence d'un anticorps ou d'un
antigène dans un échantillon. Elle consiste mettre en présence l'échantillon
avec des anticorps spécifiques, puis à déclencher une réaction catalysée par
une enzyme qui libère un composant coloré, qu'une spectroscopie permet ensuite
de détecter (ce qui nécessite un appareillage lourd et coûteux).
Des scientifiques de l'Imperial College de Londres ont amélioré la méthode
ELISA en la rendant plus légère et en divisant son coût par dix tout en
mumtipliant la sensibilité du test par dix, rendant possible son usage dans
des régions pauvres et mal équipées. Le prototype présenté se base sur des
nanoparticules d'or et de l'eau oxygénée, donnant au mélange une couleur
rougeâtre visible à l'oeil nu, qui vire au bleu (grâce à une ensyme capable de
transformer l'eau oxygénée en eau) si le biomarqueur testé est présent [11/2012].
Un "antigène recombinant" est antigène qui s'assemble avec d'autres pour former
un allergène, lequel consitue un puzzle moléculaire et est à l'origine des
allergies croisées : il suffit en effet qu'un antigène soit commun à deux
allergènes (comme Bet-V1 pour le pollen de bouleau et la pomme) pour qu'un
produit auparavant inoffensif devienne allergisant.
On observe ainsi des allergies croisées entre le pollen de noisetier et la
noisette, ou entre le pollen d'aulne et la pêche.
En recherchant des IgE dirigés contre des fractions protéiques spécifiques de
chaque antigène, on peut identifier l'antigène en cause et désensibiliser le
patient au pollen de bouleau, ce qui lui permettra de manger des pommes alors
que les désensibilisations alimentaires n'existent pas [05/2014].
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