(Aldéhyde Déshydrogénase)
Les aldehyde dehydrogenases sont un groupe d'enzymes polymorphes (9 identifiées
chez l'Homme) qui catalysent l'oxydation des aldéhydes en acides carboxyliques
lorsqu'ils quittent le foie et sont métabolisés par les muscles et le coeur.
ALDH1 et ALDH2 sont les enzymes les plus importantes pour l'oxydation aldéhyde.
La daïdzine (un principe actif du kudzu, utilisé de longue date par la
pharmacopée chinoise) bloque l'enzyme ALDH2 (Aldéhyde déhydrogénase 2) dont le
rôle est d'éliminer l'alcool : l'acétaldéhyde, un produit intermédiaire,
s'accumule alors dans le sang des patients en provoquant des nausées,
permettant de transformer la tentation en répulsion. Bon nombre d'Asiatiques
possèdent une version inactivée de l'ALDH2 en raison d'une mutation génétique,
et sont de ce fait beaucoup moins portés sur l'alcool [10/2010] !
Une étude américaine vient de montrer que les personnes les plus exposées au
bénomyl (un fongicide utilisé entre 1968 et 2001 aux USA) développent davantage
la maladie de Parkinson, mais par une voie différente que celle de
l'alpha-synucléine, la seule identifiée jusqu'à présent dans cette maladie.
Le bénomyl inhibe en effet l'enzyme ALDH (aldéhyde déshydrogénase), ce qui
induit une cascade de réactions cellulaires menant notamment à l'accumulation
de la protéine 3,4-dihydroxyphénylacétaldéhyde (dite DOPAL) dans les neurones
dopaminergiques présents dans le corps noir (locus niger), avec pour
conséquence leur disparition sélective, exactement comme cela se produit avec
l'alpha-synucléine.
Les chercheurs pensent que ce processus existe même chez les parkinsoniens qui
n'ont jamais été exposés au bénomyl, et suggère donc de cibler l'ALDH pour la
mise au point de nouveaux traitement contre la maladie de Parkinson [01/2013].
|