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Sucre monosaccharide de formule C6H12O6 (hexose) possédant un radical aldéhyde dont la forme stable est représentée par une structure cyclique de six atomes de carbone. De saveur sucrée (moins que le saccahrose ou sucre alimentaire), il est contenu dans certains fruits à saveur acide (raisin, groseille) et entre dans la composition de presque tous les glucides. Le glucose est formé par l'hydrolyse de nombreux hydrates de carbone dont le sucrose, le maltose, la cellulose, l'amidon et le glycogène. La fermentation du glucose par l'action des levures produit de l'alcool éthylique et du dioxyde de carbone. On en fabrique industriellement par hydrolyse de l'amidon sous l'influence d'un acide dilué ou d'enzymes. On l'utilise principalement comme édulcorant dans l'industrie alimentaire mais également dans le tannage, dans la teinture, dans la fabrication de comprimés pharmaceutiques et en médecine pour fournir des nutriments énergétiques par voie intraveineuse. Les solutions de glucose font tourner le plan de polarisation de la lumière polarisée vers la droite, d'où l'autre nom de dextrose. Le glucose cristallise sous trois formes différentes dans lesquelles le degré de rotation de la lumière polarisée est différent. Le glucose étant le carburant essentiel de l'organisme, lorsqu'il vient à manquer le corps met en marche une voie métabolique annexe, la néoglucogenèse, afin de fabriquer ce glucose à partir d'acides aminés issus des protéines. Cette voie métabolique est dangereuse si elle persiste, car la dégradation des protéines provoque un surplus de déchets à traiter par les reins. L'effet coupe-faim des protéines est dû à la néoglucogenèse, qui déclenche la synthèse de glucose au niveau de l'intestin après l'absorption de protéines. Le glucose ainsi libéré dans la circulation sanguine par la veine porte est détecté par le système nerveux, qui envoie un signal coupe-faim au cerveau. Le glucose est notamment impliqué dans la synthèse de la sérotonine, un neurotransmetteur qui procure une sensation de bien-être. La digestion des protéines provoque en pratique une double boucle de réactions en chaîne impliquant le système nerveux périphérique ventral (passant par le nerf vague) et dorsal (passant par la moelle épinière). Dans un premier temps, les oligopeptides résultant de la digestion des protéines agissent sur les récepteurs micro-opioïdes présents dans le système nerveux de la veine porte à la sortie de l'intestin, et connus au niveau du cerveau pour leur rôle dans le système nerveux du plaisir, qui envoient un message par la voie du nerf vague et par la voie spinale vers les zones du cerveau spécialisées dans la réception de ces messages. Dans un second temps, le cerveau envoie un message-retour qui déclenche la néoglucogenèse par l'intestin. Cette dernière initie alors l'envoi du message coupe-faim dans les zones du cerveau contrôlant la prise alimentaire, comme l'hypothalamus [09/2012]. Pour lutter contre la prolifération des cafards, les campagnes d'extermination des années 1980 employaient des appâts empoisonnés enrobés de glucose, dont les insectes sont très friands. Mais cette stratégie a fonctionné moins de 8 ans : les cafards ont muté et développé une répulsion pour le glucose [05/2013] ! Une étude britannique sur la souris montre que 3 édulcorants artificiels (aspartame, sucralose, saccharine) modifient la composition et le fonctionnement de la flore interstinale (microbiote) en générant notamment une intolérance au glucose - associée diabète de type 2, le plus répandu ! Ces résultats surprenants ont pu être reproduits chez l'homme. Certaines bactéries pourraient interagir avec les composés chimiques des édulcorants (qui ne sont pas absorbés par l'intestin) en provoquant des réactions inflammatoires qui viendraient renforcer les troubles métaboliques tels que l'intolérance au glucose ou le diabète [09/2014]. La commercialisation des édulcorants a d'ailleurs coïncidé avec l'explosion du nombre d'obèses [01/2015]. Pour métaboliser les sucres vides en excès, l'organisme doit puiser dans ses maigres réserves de vitamine B1 et de magnésium, au risque de créer un déficit pouvant être source de trouble de la concentration et de fatigue [09/2016]. Synonyme : dextrose.
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