(Adénosine TriPhosphate)
Molécule synthétisée par les mitochondries dans les cellules animales (à partir
de la dégradation enzymatique de nutriments comme le glucose), et par les
chloroplastes dans les cellules végétales (photosynthèse, dans laquelle la
chlorophylle est utilisée pour convertir l'énergie lumineuse en ATP), et
utilisée comme source d'énergie par ces cellules.
Chez les animaux, les aliments ingérés sont dégradés en molécules plus simples,
glucoses et pyruvates. Les mitochondries absorbent le glucose en rejetant du
CO2 et des électrons, qui vont se diriger vers un chapelet de molécules situé
sur la membrane interne des mitochondries, attirant ainsi des protons H+
(pompe à protons).
Pour traverser la membrane interne, ces protons doivent passer à travers la
molécule ATP synthase, permettant au passage la transformation de l'ADP en ATP,
qui sera rejeté hors de la mitochondrie pour alimenter la cellule en énergie.
Les électrons e- et protons H+ sont ensuite combinés à l'oxygène pour former
des molécules d'eau, laquelle sera utilisée par la cellule ou rejetée sous
forme d'urine ou de vapeur d'eau.
Ce processus produit malheureusement des déchets toxiques, les radicaux libres,
qui vont peu à peu endommager la mitochondrie ainsi que son ADN (moins bien
protégé que l'ADN de nos cellules abrité dans le noyau), provoquant ainsi une
dégradation progressive de ses performances ainsi que des mutations [05/2008].
C'est l'extrême richesse en énergie de ses trois liaisons phosphate qui vaut à
l'ATP d'être le fournisseur universel d'énergie de la cellule.
On estime qu'un individu produit et consomme chaque jour son propre poids en
ATP ! Un muscle en activité consomme 1000 fois plus d'ATP qu'au repos.
L'ATP non consommée immédiatement est stockée sous forme de graisses [05/2008].
La synthèse de l'ATP implique le passage régulier de protons au travers des
membranes cellulaires, où ces protons actionnent l'ATP synthétase qui produit
l'ATP. L'origine de la mise en place de ce processus reste encore mystérieux :
il pourrait être né au sein des sources hydrothermales tapissant les fonds
marins. La serpentinisation (la rencontre de l'eau infiltrée et des roches de
la croûte océanique fait remonter cette eau chargée de méthane, d'hydrogène et
de molybdène) dépose par précipitation des particules qui s'assemblent alors
spontanément en produisant des membranes semi-perméables, lesquelles se voient
traversées par un flux de protons alimenté par le gradient de pH [08/2013].
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