Radical disposant d'un électron non employé dans une liaison, et dont l'état
non combiné est généralement très bref et très réactif en raison de la
tendance naturelle de cet électron à former une liaison avec toute molécule
disponible dans son voisinage, pour donner naissance à un autre radical libre,
et ainsi de suite dans une réaction en chaîne.
Découvert à la fin des années 1930, lorsque les chercheurs de l'association
britannique des producteurs de caoutchouc réalisèrent que le craquèlement du
caoutchouc lorsqu'il vieillit est provoqué par des fragments d'atomes ou de
molécules extrêmement instables : les radicaux libres.
Le chimiste et médecin américain Denham Harman a proposé en 1955 que les
radicaux libres puissent aussi être la source de vieillissement de la matière
vivante, hypothèse largement confirmée depuis.
Les radicaux libres sont utilisés dans les procédés industriels de
polymérisation pour la fabrication de polystyrène, de plastiques aussi bien que
de fibres textiles. Les incendies et explosions se nourrissent également de ce
type de molécules.
Il sont aussi créés dans notre organisme soit par le rayonnement solaire, soit
par une partie de l'oxygène que nous respirons (superoxyde résultant de la
dégradation de l'ATP par les mitochondries).
Les ROS (Reactive Oxygen Species) ou espèces réactives de l'oxygène sont les
radicaux libres les plus courants et dangereux pour les organismes vivants.
L'indice ORAC (Oxygen Radical Absorbancy Capacity) représente le score
antioxydant d'un aliment, c'est-à-dire sa capacité à détruire les radicaux
libres.
Les meilleurs indices ORAC reviennent à la fève de cacao (28000), aux haricots
rouges (13000) et aux baies (myrtille 9000, canneberge 8900, mûre 7700).
Le pruneau possède un bon ORAC (5700), suivi du raisin sec (2830) et
des fruits rouges (myrtille, mûre, fraise, framboise : 1400 à 1200) [12/2005].
Les végétaux contenant le plus d'antioxydants sont les épices : l'indice ORAC
du clou de girofle est de 314 446, celui de la cannelle de 267 536, celui du
curcuma de 159 777 [10/2012].
L'organisme possède deux méthodes de lutte contre les radicaux libres issus
de l'oxygène : les antioxydants apportés par les aliments, capables de ralentir
les dégâts occasionnés, et la voie enzymatique, qui permet de dégrader ces
radicaux libres en composés moins nocifs. Deux enzymes interviennent dans
cette voie : la superoxyde dismutase (SOD) dégrade l'anion superoxyde, le
radical libre le plus dangereux pour les cellules, en oxygène et peroxyde
d'hydrogène (eau oxygénée), lequel est à son tour dégradé en eau et oxygène
par la catalase [06/2006].
Toutefois, les radicaux libres ne sont pas que toxiques : ils jouent aussi un
rôle positif contre les infections, et leurs fonctions de messagers permettent
aux cellules de communiquer entre elles.
Par ailleurs, le fait que les radicaux libres échappent à tout contrôle dans
les organismes vieillissants ne signifie pas pour autant qu'ils sont la cause
de ce vieillissement [06/2006].
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