Métal tenace et malléable, de desnité 7,87, fondant à 1535 °C.
Elément (Fe) de numéro atomique 26, de masse atomique 55,847.
Composant essentiel de l'héméglobine (à laquelle il procure la couleur rouge),
l'atome de fer permet la liaison avec l'oxygène ou avec le CO2, et donc leur
transport dans le système sanguin.
Le fer existe dans les aliments sous deux formes : héminique et non héminique.
La première forme, contenue dans la viande, les produits animaux et le poisson
est absorbé à hauteur de 25 % contre seulement 10 % du fer non héminique
contenu dans les végétaux.
Or l'excès de fer peut endommager le code génétique et favoriser l'apparition
de composés nitrés cancérogènes [07/2008].
On a longtemps cru que la nocivité de la viande rouge (fort impact sur le taux
de cancer colorectal) était due aux graisses saturées qu'elle contient.
Il semble que le coupable se situe plutôt du côté du fer : combiné aux protéines
des muscles, il pourrait se comporter comme un pro-oxydant favorisant la
formation d'un cancer. Le mécanisme exact n'a pas encore été démontré, on sait
seulement que le mode de cuisson intervient (barbecue notamment) [04/2008].
Les organismes pathogènes ont besoin de fer pour synthétiser leurs protéines,
c'est pourquoi l'hepcidine (une hormone du foie) est mobilisée par notre système
immunitaire pour combattre les infections : en provoquant une carence en fer,
elle l'empêche de rejoindre la circulation sanguine qui pourrait le transporter
jusqu'au lieu de l'infection. Cette carence temporaire contribue à l'état de
faiblesse qui accompagne les infections.
La bactérie Borrelia burgdorferi, à l'origine de la maladie de Lyme, résiste à
ce processus : elle synthétise ses protéines en faisant appel au manganèse au
lieu du fer [03/2013].
Au sein de leur oreille interne, tous les oiseaux semblent posséder dans leurs
cellules ciliées une minuscule sphérule riche en fer, dont on pense qu'elle
pourrait expliquer la capacité des volatiles à s'orienter grâce aux lignes du
champ magnétique terrestre (sensibilité au géomagnétisme) [05/2013].
L'INRA de Toulouse a montré que le lien entre viande rouge et cancer (pointé
par l'OMS en 2015) est dû au fer héminique présent dans cette viande, qui oxyde
les lipides polyinsaturées en produisant des aldéhydes, toxiques ; ceux-ci
s'accumulent dans les selles où ils entrent en contact avec les parois de la
muqueuse du côlon, provoquant des lésions génotoxiques (cancerisation) et
cytotoxiques (destruction de cellules saines). De plus, cette toxicité du fer
héminique est accrue par les nitrates et nitrites, largement employés comme
conservateurs dans les charcuteries [06/2016].
Le fer héminique contenu dans la viande stimulerait la formation de composés
N-nitrosés cancérigènes, les nitrosamines et nitrosamides [02/2019].
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