Graisse phosphorée, substance lipidique blanchâtre formant une gaine isolante
autour de l'axone des neurones, et qui démultiplie la vitesse de conduction du
signal nerveux en la faisant passer de 0,5 à 120 mètres par seconde.
Dans la sclérose en plaques, le système immunitaire s'attaque à la gaine de
myéline entourant les axones qui relient les neurones du système nerveux central
(cerveau et moelle épinière), ce qui affecte la capacité des neurones à
transmettre l'information nerveuse.
La myéline donne son nom à la "matière blanche" du cerveau, correspondant aux
circuits neuronaux les plus performants, donc les plus utilisés.
La myéline forme en effet une gaine autour des axones, en modifiant la façon
dont le signal électrique circule : au lieu d'une conduction continue à 0,5 m/s,
l'influx circule par sauts entre les gaines, à 120 m/s [02/2010] !
La matière grise atteint un pic entre 11 ans (filles) et 13 ans (garçons) puis
diminue tandis que la matière blanche, elle, augmente, signe que le cerveau se
spécialise (élagage des connexions) et devient plus efficace (myélinisation des
axones) [02/2010].
Les pertes d'audition engendrées par des sons trop forts se manifestent au
niveau cellulaire par la destruction de la gaine de myéline entourant
normalement les neurones de la cochlée, cela chez un neurone sur deux : la
communication est ainsi affaiblie, et le signal électrique arrive trop faible
aux centres du cerveau chargés de son traitement.
Cette couche de myéline est toutefois régénérée naturellement au bout de 3 mois
(à condition que de nouvelles agressions sonores ne viennent pas se surajouter
aux dégâts déjà causés), permettant de recouvrer une audition normale [09/2012].
Une étude américaine sur la souris montre que la production de myéline augmente
pendant le sommeil : l'expression génétique des oligodendrocytes, qui produisent
la myéline, double en effet pendant le sommeil, et en particulier pendant sa
phase paradoxale, alors que chez des souris forcées à rester éveillées ce sont
les gènes liés à l'apoptose et au stress qui s'expriment [09/2013].
L'équipe de John Cryan, à l'université de Cork (Irlande), a découvert chez la
souris que le microbiote intestinal est nécessaire pour réguler les gènes de la
myélinisation du cortex préfrontal, siège des fonctions cognitives supérieures.
Un microbiote inadéquat pourrait ainsi freiner ce processus, laissant espérer
une nouvelle voie pour le traitement de la sclérose en plaques [09/2016].
Chez l'enfant, la myélinisation du cerveau se produit d'arrière en avant du
cerveau, et cela de façon hétérogène, sur de nombreuses années.
Ainsi, le cortex préfrontal est le dernier à devenir performant, pas avant
environ 25 ans [03/2017] !
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