Métal précieux d'un jaune brillant, inaltérable à l'air et à l'eau, fondant à
1064 °C ; élément (Au) de numéro atomique 79, de masse atomique 196,97.
Avec tout l'or extrait depuis l'aube de l'humanité, environ 160 000 tonnes, on
peinerait à remplir la pyramide du louvre [04/2009].
La technique actuellement utilisée pour dissocier l'or des autres métaux avec
lesquels il est amalgamé dans les minerais extraits repose sur l'emploi du
cyanure, très délétère pour l'environnement.
Des travaux américains montrent que l'amidon de maïs est tout aussi efficace,
et bien moins polluant : elle remplace la cyanuration par la lixiviation, qui
repose sur l'alpha-cyclodextrine dérivée de l'amidon de maïs [05/2013].
À l'échelle nanométrique, l'or n'est pas inerte chimiquement, et aucun modèle
n'est parvenu jusque là à expliquer l'ensemble des phénomènes observés.
L'or nanométrique traverse la plupart des membranes et circule librement dans
le système sanguin, sans produire de réactions physiologiques ni être détecté
par le système immunitaire : il est donc biocompatible.
En recouvrant les nanoparticules d'anticorps spécifiques, il devient possible
de les fixer dans les cellules cancéreuses puis de les échauffer d'une dizaine
de degrés à l'aide d'une fibre optique reliée à un laser, et de les détruire.
En deça de 5 nm, l'or nanométrique catalyse l'oxydation du monoxyde de carbone
en CO2 : c'est le seul métal capable de le faire à température ambiante.
Il possède aussi d'étonnantes propriétés optiques liées à des phénomènes de
résonance qui lui permettent d'absorber certaines longueurs d'ondes en fonction
de la forme des nanoparticules : une sphère 20 nm d'or apparaît rouge, tandis
qu'un bâtonnet de ce diamètre prend une teinte bleutée ou violette !
Il constitue aussi un agent de constraste 100 à 1000 fois plus puissant que les
colorants organiques habituels utilisés en imagerie médicale.
Des nanoparticules d'or d'une taille inférieure à 10 nm font apparaître des
phénomènes quantiques qui permettent de contrôler le passage d'un courant
électrique électron par électron, ouvrant la voie à l'électronique moléculaire
[07/2018].
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