Corps ou mélange de corps apte à subir une explosion.
Les explosifs primaires, également appelés "explosifs d'amorçage", sont des
corps qui, en quantité de un gramme ou moins, ne peuvent pas être soumis à
l'action d'une flamme sans prendre d'emblée le régime détonant : tels sont le
fulminate de mercure et l'azoture de plomb.
Les explosifs secondaires peuvent, à l'air libre, brûler avec le concours de
l'oxygène de l'air ou bien déflagrer sans intervention d'oxygène extérieur
(cette déflagration peut se transformer spontanément en détonation, après un
temps va). On les fait détoner à coup sûr par l'action d'un explosif
d'amorçage. Les explosifs secondaires, dont sont chargées les munitions
explosives, sont le plus souvent des dérivés nitrés : composés aromatiques
(trinitrotoluène [T. N. T.], trinitrophénol ou acide picrique) ou composés
hétérocycliques (hexogène). La nitroglycérine, qui, seule, ne se prête pas à
l'emploi comme explosif, entre dans la composition d'une vaste famille
d'explosifs appelés "dynamites". Une des plus simples est la "dynamite-
gomme", composée de 92 % de nitroglycérine et de 8 % de nitrocellulose d'une
qualité spéciale, apte à bien retenir la nitroglycérine liquide : c'est l'un
des explosifs de mine les plus puissants et les plus brisants ; les autres
dynamites renferment, avec la nitroglycérine, divers constituants qui peuvent
être eux-mêmes explosifs ou non. Depuis 1970, on emploie beaucoup l'explosif
dit "nitrate-fuel", constitué par 94 % de sphérules de nitrate d'ammonium
poreux ayant absorbé 6 % de fioul ou de gazole. Dans certains travaux de
minage, on utilise des bouillies explosives ou des gels aqueux. Pour le
formage des métaux à l'explosif, on emploie du plastic, explosif en plaques à
base d'hexogène ou de pentrite, mélangé à un plastifiant.
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