Accueil > BD > Biologie cellulaire et moléculaire > Génétique > Gènes > Gènes microbiens > nod Sommaire   Index 

 nodRechercher images 

Les gènes nod (pour nodosités) contrôlent la symbiose qui se forme entre les bactéries capables de fixer l'azote atmosphérique, telles les Rhizobium, et les légumineuses, sur les racines desquelles elles se fixent via des nodosités. L'étude de la symbiose de Sinorhizobium meliloti avec la luzerne tronquée (Medicago truncatula), idéale pour son petit génome, a montré que, chez les rhizobiums, les gènes contrôlant la symbiose sont situés sur un mini-chromosome spécifique, à partir duquel les gènes nod qui contrôlent la spécificité de l'hôte, l'infection et la formation des nodosités sur les racines ont pu être clonés et caractérisés. Les gènes nod contrôlent également la synthèse et la sécrétion de signaux de reconnaissance entre plante et bactérie, appelés facteurs nod, qui sont des LCO (lipochito-oligosaccharides). Près de 90 % des plantes terrestres possèdent des mycorhizes (apparues avec l'association plantes/champignons il y a 400 millions d'années) et ont donc des gènes de reconnaissance des LCO ! Ce sont par ailleurs les 3 mêmes gènes de la plante qui sont requis pour la symbiose avec les bactéries, comme avec les champignons (lesquels sont complémentaires, puisqu'ils apportent du phosphore tandis que les bactéries apportent de l'azote). La transformation de l'azote de l'air N2 en ammoniac NH3 dans les nodosités est très coûteuse pour la plante, puisqu'elle représente environ 30 % de sa production d'énergie par photosynthèse [11/2014].
Article précédent :
MRE11
Niveau supérieur :
Gènes microbiens
Article suivant :
nptII