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 PapillomavirusRechercher images 

Genre unique de Papillomaviridae à tropisme épithélial. Ils infectent les cellules germinales de la couche basale des épithéliums malphidiens, aboutissant à des tumeurs bénignes. Certains génotypes sont plus particulièrement associés à des progressions malignes. En dehors de l'homme, de nombreux animaux sont infectés : les chimpanzés, les bovins, les lapins, les chiens, et des équidés. Virus à l'origine de papillomes de la peau ou des muqueuses, comme la verrue et le condylome. Une centaine de types de papillomavirus ont été identifiés. Le type 2, par exemple, provoque des verrues sur la main. Les types 6 et 11 sont associés aux lésions génitales bénignes (ils sont à l'origine de 90 % des verrues génitales). Le type 13 provoque des lésions planes, ressemblant à des verrues et siégeant dans la bouche. Les types 16 et 18, responsables des condylomes, sont à l'origine de 70 % des cas de cancers utérins, et d'un cancer du pénis sur deux. Les types 31, 33 35 sont aussi à haut risque. Les papillomavirus détruisent la protéine P53, permettant aux cellules cancéreuses de proliférer sans contrainte comme dans l'utérus [07/2009]. La transmission des papillomavirus est essentiellement congénitale (de la mère à l'enfant lors de l'accouchement) ou sexuelle. La contagiosité des verrues, par contact direct ou indirect, est faible. Le papillomavirus favorise le développement du carcinome du col de l'utérus (le papillomavirus de type 16 est à l'origine de la moitié de ces tumeurs). Le HPV (Human PapillomaVirus) est le papillomavirus humain. Les cas les plus extrêmes d'atteintes par le papillomavirus humain aboutissent au syndrome de l'"homme arbre", dans lequel des verrues géantes, apparaissant parfois plusieurs années après une blessure, recouvrent progressivement tout le corps en produisant des excroissances particulièrement volumineuses pareilles à de l'écorce, surtout aux extrémités des pieds et des mains. Une anomalie génétique empêcherait le corps de combattre l'infection [01/2008]. En 2006 a été découvert le rôle du papillomavirus dans la genèse de près de 60 % des cancers ORL [09/2010]. On note une augmentation croissante des cancers de la gorge liés au HPV, généralement en rapport avec les pratiques sexuelles oro-génitales [08/2010]. Une nouvelle étude montre que les personnes infectées par l'HPV présentent un risque de cancer oropharyngé 32 fois supérieur à celui du reste de la population, qui est encore multiplié par 8 en cas de rapports buccogénitaux avec plus de 6 partenaires [02/2011]. Un vaccin contre le HPV16 a été mis au point et testé avec succès en 2002. Un vaccin dirigé contre le HPV a réduit de 90 % l'incidence des infections dues aux 4 principales souches du HPV (6, 11, 16, 18) [07/2005]. Un vaccin en spray nasal a été développé par l'INRA contre le HPV16, en forçant des bactéries lactiques Lactococcus lactus à exprimer 2 protéines impliquées dans l'infection virale, l'antigène E7 et l'interleukine 12 [01/2006]. 2006 verra la mise sur le marché de deux vaccins anticancer du col de l'utérus, le Gardasil (Merck) et le Cervarix (GSK). Ciblés contre les HPV 16 et 18, ils s'adresseront aux pré-adolescentes, la vaccination étant sans effet sur les lésions déjà constituées [05/2006]. Une étude américaine montre que la vaccination contre le HPV apporte une immunité de groupe en réduisant la circulation du virus : le taux d'infection a ainsi chuté de 49 % chez les femmes non vaccinées. Par ailleurs la vaccination contre le VPH entraîne une chute de 23 % de l'incidence des verrues génitales [07/2012]. Depuis 2007, l'Australie vaccine systématiquement les collégiennes contre le HPV avec pour résultat une baisse de 30 à 40 % des cas de lésions précancéreuses [01/2013]. La forme VPH 53 du papillomavirus humain, nettement plus présent chez les femmes séropositives au VIH que chez les séronégatives, semble les protéger contre le cancer du col de l'utérus imputable aux formes 16 et 18 de ce même papillomavirus [04/2013]. Des chercheurs britanniques ont mis au point un ARN synthétique monocaténaire (appelé aptamère) pour bloquer l'action cancérigène du HPV16 : cet ARN cible la protéine E7 du HPV16, celle-là même qui inhibe la réponse immunitaire et provoque la division incontrôlée des cellules infectées, ce qui augmente significativement le risque de voir un cancer apparaître. Testé in vitro, il déclenche l'aopotose des cellules cancérigènes infectées. Il pourrait à terme protéger les femmes déjà porteuses du virus [06/2013]. Une étude internationale menée sur 500 000 européens révèle qu'un dépistage sanguin des anticorps anti-HPV 16 permet de dépister le cancer de la gorge du au papillomavirus 12 ans avant qu'il ne se déclare [06/2013] ! Le Royaume-Uni a rendu obligatoire la vaccination de tous les enfants de moins de 12 ans contre les papillomavirus, responsable de cancers de la gorge, de la bouche, de l'anus, et du gland [09/2018]. L'Australie a quasiment éliminé les papillomavirus grâce à sa politique de vaccination : entre 2005 et 2015, le taux d'infection par les deux principaux virus a chuté de 22,7 % à 1,1 % chez les femmes de 18 à 24 ans. En France, où la couverture vaccinale stagne à 20 %, on compte 3000 nouveaux cas et 1000 décès chaque année [04/2019]. Synonyme : HPV, VPH.
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