Virus dont l'acide nucléique est un ARN en simple ou double brin.
Il est un ARN+ (sens positif) si l'ARN peut être directement traduit en protéines.
Il est un ARN- (sens négatif) si l'ARN est complémentaire d'un brin codant pour
les protéines, et doit donc être traduit en ARNm par une ARN polymérase.
Les rétrovirus sont divisés en trois groupes : les lentivirus, les oncovirus et
les spumavirus.
Comme la plupart des autres groupes viraux, les rétrovirus contiennent un noyau
d'acide ribonucléique (ARN) et non pas d'acide désoxyribonucléique (ADN). A la
différence des autres virus, l'ARN des rétrovirus est répliqué comme l'ADN à
l'aide d'une enzyme spécifique, la transcriptase inverse. Cet ADN est ensuite
intégré au génome de la cellule (on l'appelle alors provirus) par une enzyme
virale appelée intégrase. Le provirus doit ensuite subir une étape de
maturation (avec la protéase) avant de devenir pathogène à son tour.
Le génome d'un rétrovirus se compose le plus souvent de deux extrémités non
codantes identiques, les LTR, ainsi que de 3 séquences codantes :
- GAG, qui code pour des protéines de matrice
- POL, qui code notamment pour la transcriptase inverse et l'intégrase
- ENV, qui code pour les protéines d'enveloppe et pour les syncytines qui
permettent la fusion entre le membrane virale et celle de l'hôte [06/2008].
Le VIH est le seul virus connu à pouvoir s'intégrer directement dans le noyau,
sans attendre que la cellule entre en division [11/2006].
Lorsqu'un rétrovirus infecte une cellules germinale (sexuelle) et y insère donc
son propre ADN, celui-ci peut se retrouver intégré dans le génome de l'espèce
et devenir ainsi un rétrovirus endogène (ERV) : 8 % du génome humain est ainsi
constitué d'ADN d'origine virale (localisé dans l'"ADN poubelle").
Les rétrovirus infectent essentiellement les animaux vertébrés, mais parfois
aussi certains invertébrés (mollusques, insectes). Ils causent diverses
infections chez les oiseaux et les mammifères, et notamment chez les humains.
Des recherches effectuées dans les années 1980 indiquent que des rétrovirus
pourraient être à l'origine de certains cancers affectant les humains.
Il s'agit de virus oncogènes tels que celui du sarcome de Rous ou le VIH,
responsable du SIDA.
La grande mutabilité des rétrovirus est due à 2 facteurs : d'une part la
présence de 2 jeux d'ARN assez variables dans le virus, et d'autre part l'étape
de transciption de cet ARN en ADN par la transcriptase inverse une fois la
cellule infectée. C'est cette enzyme qui, en sautant d'un ARN à l'autre, génère
de nombreuses variations dans les provirus produits, qui peuvent avoir lieu sur
l'ARN d'un seul virus (brassage génétique comparable à celui des cellules) ou
de plusieurs virus présents simultanément dans la cellule infectée (échange de
matériel génétique comparable à celui des bactéries).
On dénombre actuellement 5 rétrovirus humains : VIH-1, VIH-2, VLTH-1, VLTH-2 et
VLTH-3, récemment découvert [06/2005].
Synonyme : virus à ARN.
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