Expérience :
Des enfants jouent dans une salle. Une assistance appelle l'un d'eux, autiste,
dans son bureau, montre un tube de smarties à l'enfant et lui demande ce qu'il
y a à l'intérieur : "des bonbons".
Puis elle vide le tube, y place un stylo à l'intérieur et le referme, avant de
demander :
- Si j'appelle Paul et que je lui demande ce qu'il y a dans ce tube, que
va-t-il me répondre d'après toi ?
- Un stylo !
Explication :
Cette expérience met en évidence une des caractéristiques de l'autisme :
l'absence d'empathie, de capacité à se mettre à la place des autres.
D'une manière générale, l'autisme se manifeste comme un repli sur soi, une
difficulté pathologique à communiquer avec les autres, la perte du contact
avec le monde extérieur.
Du point de vue de la génétique, l'autisme se présente comme un trouble du
développement cérébral, conséquence de mutations génétiques multiples, et se
manifestant par une connexion défaillante des synapses neuronales.
Du point de vue psychanalyste, l'autisme est une psychose.
Les autistes perçoivent leur environnement extérieur comme anxiogène, et s'en
coupent grâce au retrait autistique.
Lorsqu'ils ne peuvent se protéger de cet environnement anxiogène, ils peuvent
devenir violents envers les autres, et fréquemment envers eux-mêmes : de
nombreux autistes profonds pratiquent l'auto-mutilation. Alors que certains
pensent qu'ils ne ressentent pas la douleur, d'autres pensent au contraire
qu'ils se focalisent sur cette douleur pour mieux se couper de leur
environnement extérieur [09/2009].
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