Concept développé dans les années 1970 par les psychologues Daniel Kahneman et
Amos Tversky, chercheurs en psychologie cognitive.
Leurs travaux ont mis à bas le mythe de l'humain rationnel, qui prendrait ses
décisions de manière froide et calculée.
Ces biais ne sont pas des défauts, mais le résultat d'une adaptation à notre
environnement, notre cerveau effectuant en permanence des prédictions et se
reposant sur des automatismes pour libérer notre capacité de concentration,
sans parler de la survie dans l'environnement menaçant qui a vu naître et
évoluer l'être humain depuis 300 000 ans.
Notre évolution a donc sélectionné des mécanismes qui ont permis à nos ancêtres
de survivre dans le passé, et qui agissent encore aujourd'hui.
Ainsi, dans une situation donnée, notre cerveau considère qu'il vaut mieux
appliquer une décision qui a fait ses preuves pour la préservation de l'espèce,
quitte à se tromper ponctuellement dans le cas présent.
Face à la grande complexité de notre environnement passé et présent, nous avons
donc mis en place des mécanismes d'analyse rapides permettant de prendre une
décision sans délai lorsque nous sommes dans une situation inconnue.
Avec notre capacité de calcul limitée, les biais cognitifs nous permettent donc
de faire des choix et d'effectuer des tâches avec un bon taux de succès.
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